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Artisan et pas à l’aise en français écrit : comment faire des devis irréprochables
On peut être un excellent maçon et redouter le moment d’écrire un devis. En France, le document doit être en français — mais la façon de le produire, elle, est libre.
Ce que la loi exige, et ce qu’elle n’exige pas
La loi impose l’emploi du français dans la description d’un service, de ses conditions de garantie, ainsi que dans les factures. Un devis remis à un client en France doit donc être rédigé en français, avec ses mentions obligatoires.
En revanche, rien n’oblige l’artisan à le rédiger de sa main, ni à réfléchir en français pour le construire. Ce qui compte, c’est le document final.
Pourquoi le devis écrit pèse si lourd
- Il passe avant le travail. Le client juge l’entreprise sur le devis avant d’avoir vu un seul chantier. Des fautes ou des libellés flous font douter — à tort — du sérieux du travail.
- Il engage. Un poste mal décrit est un poste discutable. « Refaire sol » ne dit ni la surface, ni la préparation, ni le matériau.
- Il est lu par d’autres. Assureur, syndic, banque du client : ils comparent des documents, pas des savoir-faire.
Les solutions habituelles, et leurs limites
- Demander à un proche. Le conjoint, un enfant, un ami. Cela fonctionne, mais le devis part quand le proche est disponible — et il ne connaît pas toujours le vocabulaire du métier.
- Payer un secrétariat ou un comptable. Fiable, mais coûteux et lent pour un devis de quelques lignes.
- Recopier d’anciens devis. Rapide, jusqu’au jour où le chantier ne ressemble à aucun autre — et avec le risque de recopier des mentions dépassées.
- Un traducteur automatique. Il traduit des mots, pas un métier : « chape », « ragréage » ou « plinthes » en ressortent rarement intacts.
Dicter dans sa langue, obtenir un devis en français
C’est le principe de MonDevisIA. Vous décrivez les travaux à voix haute, dans la langue où vous réfléchissez le plus vite. L’application reconnaît la langue toute seule — il n’y a rien à régler avant de parler — et rédige le devis en français, avec les libellés du bâtiment.
Quatorze langues sont prises en charge à l’oral : le français, l’arabe, l’arabe marocain, tunisien et algérien, le portugais, l’espagnol, l’italien, le turc, le polonais, le roumain, le moldave, le russe et l’anglais. Les écrans de l’application sont traduits dans ces mêmes langues, avec l’affichage de droite à gauche pour l’arabe.
Un exemple
Un plombier dicte en arabe marocain qu’il remplace l’ancien chauffe-eau par un neuf et ajoute un mitigeur thermostatique dans la salle de bain. Le devis porte trois lignes en français : la dépose du chauffe-eau existant, la fourniture et la pose d’un chauffe-eau neuf avec ses raccordements, la fourniture et la pose d’un mitigeur thermostatique.
Relire dans sa langue
Avant d’envoyer, vous pouvez relire le devis dans votre langue pour vérifier que rien n’a été mal compris. Le document remis au client, lui, reste en français.
Les mentions ne se traduisent pas, elles s’appliquent
Assurance décennale, garanties légales, médiateur, droit de rétractation : ces mentions sont les mêmes quel que soit l’artisan, et elles sont ajoutées automatiquement selon votre situation. Vous n’avez pas à connaître leur formulation exacte en français. Pour savoir ce qu’elles recouvrent, voyez la liste des mentions obligatoires.
Trois conseils qui valent dans toutes les langues
- Donnez des quantités : mètres carrés, mètres linéaires, nombre d’éléments.
- Décrivez pièce par pièce, dans l’ordre où vous ferez le travail.
- Relisez les chiffres avec le client avant de faire signer : une surface se vérifie en dix secondes sur place, en dix jours par courrier.
Le fonctionnement détaillé de la dictée est expliqué dans notre article sur le devis vocal.
Cet article est une information générale, à jour à la date indiquée. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation : pour une question engageante, rapprochez-vous de votre expert-comptable, de votre assureur ou d’un avocat.