Chantier

État des lieux avant travaux : la précaution qui évite les litiges

Le parquet était-il déjà rayé ? La fissure était-elle là avant ? Sans état des lieux, personne ne peut le dire. Dix minutes avant de commencer suffisent à fermer la question.

Par L’équipe MonDevisIA · Publié le · 3 min de lecture

Pourquoi le faire

Un chantier se déroule chez quelqu’un, au milieu de ses meubles, de ses sols, de ses murs — et souvent dans des parties communes qui ne lui appartiennent pas. Dès qu’un dommage est constaté après votre passage, la question est la même : était-ce déjà là ? Sans trace de l’état initial, l’entreprise est mal placée pour répondre.

Aucun texte n’oblige un artisan à dresser un état des lieux avant des travaux chez un particulier. C’est une précaution, pas une formalité. Mais c’est la moins chère de toutes : elle coûte dix minutes et peut éviter une déclaration de sinistre, une retenue sur facture ou la perte d’un client.

Quand il devient indispensable

  • En copropriété. Halls, ascenseurs, paliers, cages d’escalier : vous les traversez avec du matériel, et le syndic saura vous retrouver.
  • En site occupé. Un logement habité pendant les travaux, avec des meubles et des revêtements à protéger.
  • Sur de l’existant fragile ou déjà abîmé. Carrelage fissuré, parquet ancien, enduit qui sonne creux, traces d’humidité.
  • Quand plusieurs entreprises se succèdent. L’état des lieux dit ce que vous avez trouvé en arrivant — y compris ce que le corps d’état précédent a laissé.
  • Après un sinistre. Pour distinguer les dommages du sinistre de ceux qui pourraient vous être imputés.

Que constater

  1. Les accès : portail, allée, hall, ascenseur, escaliers, paliers.
  2. Pièce par pièce : sols, murs, plafonds, menuiseries, en notant ce qui est déjà abîmé.
  3. Les équipements proches de la zone de travaux : sanitaires, radiateurs, plans de travail, vitrages.
  4. Les éléments que le client vous confie ou qui restent sur place.
  5. Les relevés utiles selon votre métier : compteurs, taux d’humidité, niveaux.

Inutile d’être exhaustif sur ce qui est en bon état : ce sont les défauts existants qui comptent. Un mot, une photo.

Des photos qui prouvent quelque chose

  • Datées. Une photo sans date ne prouve pas qu’elle a été prise avant les travaux.
  • Localisées. « Chambre 2, mur côté fenêtre » — sinon, trois mois plus tard, toutes les fissures se ressemblent.
  • Un plan large, puis un détail. Le premier situe, le second montre.
  • Légendées. Une galerie de quarante images sans commentaire ne se relit pas.

Contradictoire, sinon rien

Un état des lieux établi par l’entreprise seule vaut déjà mieux que rien. Mais ce qui lui donne sa force, c’est la signature du client : il reconnaît avoir constaté avec vous l’état décrit. On parle d’état des lieux contradictoire. Remettez-lui un exemplaire, et conservez le vôtre avec le dossier du chantier.

Si le client n’est pas là au démarrage, faites-le quand même, et envoyez-le-lui le jour même : un document daté, transmis avant le premier coup de marteau, pèse bien plus qu’un souvenir.

Dans MonDevisIA

L’état des lieux se fait au téléphone, en marchant : vous dictez ce que vous voyez, vous photographiez. Chaque photo est datée et localisée, et sa légende est proposée automatiquement à partir de l’image. Le client signe sur l’écran, et le document rejoint le dossier du chantier, à côté du devis.

En fin de chantier, le même dossier reçoit le procès-verbal de réception : l’état avant, l’état après, et entre les deux ce qui a été convenu.

Cet article est une information générale, à jour à la date indiquée. Il ne remplace pas un conseil adapté à votre situation : pour une question engageante, rapprochez-vous de votre expert-comptable, de votre assureur ou d’un avocat.